PLACE DE LA SORBONNE

Écoute le silence de la fontaine. Le plus bruyant est le moment où elle se déclenche et surtout celui où elle s’arrête; l’entre deux est effacé. A ce moment, les bruits fait
par l’homme prennent le dessus sur le son
de l’eau. Que reste-t-il ? Des bruits ponctuels qui mettent en place la symphonie humaine. Un moteur de mobylette, quatre roues
sur les pavés, des talons saccadés, d’autres courants, des mots, des phrases, une ambulance, un frottement, une voiture arrive plus rapidement, le bruit de son moteur
cache celui de ses roues, un grincement
de vélo, des roulettes qui donnent à voir des trous, des marches, des matières.

La fontaine reprends. J’ai froid, mes tympans s’assourdissent, une deuxième ambulance puis un relatif silence s’installe : un calme toujours rythmé par le va et vient de  l’eau.
Dans cette concurrence de sonorités, un silence angoissant m’envahit, c’est celui des klaxons. Leur silence me murmure que je
ne suis pas chez moi, un chez moi où klaxons
et cris d’interpellation se font face, mon Casablanca.

Sensations, place de la Sorbonne
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